samedi 5 janvier 2008

Carnet de Route de Xavier

Vous trouverez ci-dessous les aventures de Xavier au Vénézuéla.
Envoyez moi vos expériences je les publieraient.



Le Venezuela, terre mythique découverte par C.COLOMB en 1498 nous a une fois de plus enchanté par la diversité de ses paysages et la sympathie de ses habitants.
Sur le continent, de Puerto la Cruz, en passant par Santa Fé et Cumana jusqu'à la péninsule de Paria se succèdent des archipels d'îlots inhabités et désertiques composés de rocailles et de cactus suivis par des forets luxuriantes aux arbres centenaires en descendant des montagnes amazoniennes vers Maturin.
Nous venons de découvrir le parc Naturel de Mochima.Si vous vous arrêtez à Santa fé, allez dormir de notre part chez Jean Pierre et Françoise à la Posada "Le petit Jardin", attention Jean Pierre est un pompier à la retraite qui a arrêté l'eau il y a longtemps et ses apéros peuvent être interminables....si vous êtes aussi passionné que lui.
La route qui suit et nous mène jusqu'à l'orenoque -territoire encore peuplés d'indiens- nous a donné un avant goût des Llanos, plaines alluviales ou nous rencontrons des troupeaux de "boeufs à bosses" perdus au milieu de cette immensité de pâturages.
Nous arrivons alors sur le fleuve Orénoque se trouve toute la richesse minière et pétrolifère du pays après avoir traversé des kilomètres de fôrets de conifères, on se serait cru en plein coeur des Landes avec nos interminables forêts de pin.
En passant par "el puente Orinoco" nous accédons aux villes de Ciudad Bolivar, Ciudad Guyana et Puerto Ordaz qui sont la parfaite illustration de la dynamique économique de ce pays aussi vaste que la France.
Sur ces routes vous croiserez à longueur de journée des convois de Mack transportant citerne, minerais, bois ...ainsi qu'une multitude de gros 4x4 américains aux vitres fumées......quand je vous parle de la dynamique économique du pays , il faut le voir pour le croire.
Dommage, le temps nous manque et nous pouvons aller voir ce fameux Salto Angel, chutes d'eaux les plus hautes du monde découvertes par un explorateur nommé Jimmy ANGEL, moi qui croyant que c'était la traduction littérale le saut de l'ange, tout faux et pourtant....Nous repartons vers Margarita, déposant à l'aéroport de Barcelona notre Land Cruiser essence consommant 25 litres/100km, encore un paradoxe de ce pays, nous avons effectué presque 2000 km pour la modique somme de 5 euros de carburant, incroyable....
Nous retrouvons Laurent, el Maragariteño, Juanais exilé qui commence à parler l'espagnol en ne prononçant plus les "s" ni les fins de phrases, un vrai Margaritain en somme, même moi exilé du sud de l'Espagne, j'ai parfois du mal à le comprendre....
Il a choisi cette île en forme de papillon comme terre d'accueil et vu son sourire et son enthousiasme il ne semble pas prêt d'en partir....Ses commentaires sur la stabilité du pays, son pouvoir politique et la vie "tranquilo y chevere" des venez sont une mine d'or d'informations pour nous européens à la quête de d'informations sur la vie ici, change, coutume, lieux tendances.
Son amie Vénézuelienne Adriana, dont le niveau de français en surprendra plus d'un, confirme la tranquillité de la vie ici pour qui respectent les règles cachées présentes d'ailleurs dans toute l'Amérique du Sud.
Si vous êtes sympa (vous leur avez apporté du camembert et du saucisson de France), ils prendront le temps de vous emmener dîner ou boire un verre en bord de plage à Pampatar dans les endroits branchés de l'île ou chez Jeff au Nova Café (un autre français exilé).
Attention ne buvez pas trop de Caipirinha ou de Cuba libre....ils sont servis avec beaucoup de générosité et n'essayez surtout pas de faire une compet avec un Venez, nous avons essayé, c'est perdu d'avance.
Cette île est un véritable condensé de la culture et des paysages Vénézuéliens, vous pourrez y rencontrer des Caracaceños en vacances, des Brésiliens, des Colombiens mais aussi des Allemands en short avec des chaussettes à leur nu pieds et même des Charentais exilés qui tiennent une posada....quand je vous dis un véritable melting pot....
C'est le lieu idéal en somme pour profiter des magnifiques plages des Caraïbes, certainement pas les plus belles c'est sur, mais avec une diversité d'ambiance incomparable et une proximité qui vous permet de passer du petit port de pêche "Playa Manzanillo" ou vous serez allongé aux cotés d'une lancha sentant encore le poisson de la pêche du matin à la plage plus branchée de Parguito.
Parguito ou vous pourrez dans une ambiance lounge regarder évoluer les surfeurs et leur compagne à maillots à ficelle déambulant le long de la plage l'air fashion avec lunettes de soleil et petit chiens en laisse...
Pour les plus sportifs vous pourrez aller pratiquer le kite ou la planche à El Yaque dans une ambiance très européanisée, allez alors déjeuner chez Jean Luc le restaurateur Français à côté de la base Mistral qui entre deux risées vous cuisinera des merveilleux encornets.
Les différentes plages de l'île décrites ci-dessus nous les avons découvertes en nous baladant avec des taxis locaux, il nous a fallu faire un choix crucial entre de vieilles américaines hors d'âge à la musique envoûtante des moteurs 6 et 8 cylindres ou des japonaises beaucoup plus récentes (blanches à rayure jaune comme les abeilles et aussi rapides d'ailleurs...vous constaterez par vous même) .
Laurent nous a même expliqué que comme à Cuba ces vieilles américaines ne peuvent plus être exportés, elles font partie du patrimoine historique.
Ces chauffeurs de taxis vous emmèneront ou vous le désirez pour des prix variant de 10000 à 60000 bolivars selon la distance parcourue et le taux de change.....10 à 60 bolivars fuerte désormais.
Rassurez vous, en euros cela représente entre 2 et 10 euros la course aller, une fortune non !Sinon pour les plus aventuriers au petit budget n peut opter pour les bus locaux, sans certitude de l'heure exacte d'arrivée, pas très grave pour des vacanciers.
Ah j'allais oublier la Restinga, mangrove séparant les deux côtés de l'île ou vous pourrez avec une lancha vous prendre un instant pour un explorateur au milieu des interminables canaux, ne pas oublier l'appareil photo pour immortaliser, les étoiles de mer et les hippocampes peuplant ce milieu aquatique mélangé d'eau douce et d'eau salée.
La route qui mêne à cette lagune est bordée de cactus et donne des sensations de Nouveau Mexique tout comme le côté ouest de l'île très désertique (Macañao) que l'on peut même découvrir au travers de ballade à cheval organisée par Cabacatan, ranch tenu par des français et oui encore des français.....
Par manque de temps on peut aussi tout faire dans la journée avec une jeep safari pour la modique somme de 40 $ repas et rhum inclus bien sur.
Voila si la destination vous tente, Laurent el Margariteño vous en dira plus et si vous en êtes tombé amoureux comme nous, il vous "donnera" tous les tuyaux pour une expatriation et une installation réussie sur l'île, il dispose d'ailleurs de quelques biens immobiliers à vendre à des prix défiants toute concurrence.

Hasta luego

Muchas gracias a ti Lorenzo y buena suerte.

Javier

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3 commentaires:

Anonyme a dit…

Nous avons avec plaisir lu tes aventures que tu nous as raconte lors de ton sejour a notre posada, villa-les-alizes, c est surement de nous dont tu parles , les charentais.....tu devais nous dire si tu partais aux Skis? Donnes nous de tes nouvelles et celles de Laurent, et peut etre en Fevrier, bisous a tous les deux , Marie et Roland.

Anonyme a dit…

Hola xavier ton carnet de route est passionnant bravo!! mais dis moi j'aimerais me mettre en contact avec Laurent el margariteno j'aimerais aller au mois de janvier sur l'ile avec mon compagnon nous aimerions nous expatrier alors si nous pourions le rencontrer pour quelques conseils et voir pour un bien immobilier...peux te mettre en contact avec moi merci

El Margariteño a dit…

Hola Anonyme,
Tu peux me joindre à l'adresse suivante:
margariteno at gmail.com
Hasta luego
Laurent